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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 12:49
 
Politique régionale de formation

L’Agefiph s’engage sur la formation des travailleurs handicapés à travers une offre spécifique (dispositif "formations courtes").
Plus de 2500 places sont ainsi proposées aux personnes handicapées à travers six prestations.

Parallèlement, l’Agefiph développe des partenariats avec différents acteurs de l’insertion et de la formation pour amplifier l’accès des personnes handicapées à la formation professionnelle et à l’emploi.
A cet effet, l’Agefiph et ses partenaires mettent en place des conventions ayant pour objet, notamment :
- le co-financement d’actions de formation,
- l’augmentation de l’offre proposée aux personnes handicapées,
- la prise en charge, le cas échéant, de certains surcoûts,
- la formation des réseaux concernés au handicap,
- la diffusion de l’offre de formation.

Liste des conventions de partenariat mises en place ou actives dans le cadre du plan d’action 2007 de la politique régionale de formation.

 

AFDAS

Fonds d’assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs

Améliorer la qualification des personnes handicapées
 

AFPA

Association nationale pour la formation professionnelle des adultes

Améliorer la qualification des personnes handicapées
 

AGEFOS PME

Fonds d’assurance formation des salariés des petites et moyennes entreprises

Développer l’accès à l’emploi ou le maintien dans l’emploi des personnes handicapées
 

ANPE

Agence nationale pour l’emploi

Accroître le taux de reprise d’emploi, développer l’insertion professionnelle durable, mobiliser les prestations
 

APP

Ateliers pédagogiques personnalisés

Faciliter le retour à l’emploi, diversifier les prestations, développer l’accès aux APP
 

AREF BTP Ile-de-France

Association régionale paritaire pour la formation continue dans le bâtiment et les travaux publics

Amplifier le maintien et le reclassement des salariés et des entreprises du BTP (Ile de France)
 

AREF BTP région parisienne

Association régionale paritaire pour la formation continue dans le bâtiment et les travaux publics

Amplifier le maintien et le reclassement des salariés et des entreprises du BTP (région parisienne)
 

DAFCO-GRETA

Délégations académiques à la formation continue de Créteil, Paris et Versailles

Faciliter le retour à l’emploi, diversifier les prestations, développer l’accès au réseau des Greta
 

DRTEFP - formations courtes

Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle

Dispositif principalement consacré à l’élaboration de projet
 

EEP

Entreprises d’entraînement pédagogiques franciliennes

Faciliter le retour à l’emploi, diversifier les prestations, développer l’accès aux EEP
 

FAF.TT

Fonds d’assurance formation du travail temporaire

Développer l’accès à l’emploi des personnes handicapées
 

FNARS

Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale

Faciliter le retour à l’emploi, diversifier les prestations, développer les parcours au sein des SIAE
 

FONGECIF

Fonds de gestion du congé individuel de formation Ile-de-France

Améliorer la qualification des personnes handicapées
 

GARP - Assedic

Groupement des Assedic de la région parisienne

Développer les compétences et les capacités professionnelles pour faciliter le retour à l’emploi
 

OPCALIA Ile-de-France

Organisme paritaire collecteur agréé (anciennement Opcareg Ile-de-France)

Développer l’accès à l’emploi ou le maintien dans l’emploi des personnes handicapées
 

OPCALIA Ile-de-France (Thandem)

Organisme paritaire collecteur agréé (anciennement Opcareg Ile-de-France)

Développer l’accès au e-tutorat via le logiciel Thandem
Par handipol - Publié dans : handipole - Communauté : Echo Yvelines emploi
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 12:43

Infos formation

Le système de formation professionnelle continue mobilise plusieurs acteurs : l’État, les conseils régionaux,

 les entreprises, les organismes de formation publics et privés, les organisations professionnelles et syndicales…

Les partenaires sociaux et l’État ont créé et mis en place, en fonction des besoins et des situations des

bénéficiaires potentiels, différents dispositifs adaptés à chaque situation.

Attention ! Nouvelle organisation à partir de 2008.
Les documents ci-dessous sont consultables à titre d’information
(plus d’infos à venir...)

Dispositif d’accès à l’apprentissage

(Dossier PRFTH Ile-de-France, 2006)

Le « dispositif d’accès à l’apprentissage » est un outil de développement des CFA et de l’apprentissage

qui a pour objectifs de :

- Favoriser les choix professionnels.
- Faciliter la recherche et la construction d’un contrat d’apprentissage.
- Permettre la poursuite d’un parcours qualifiant ou le maintien en formation qualifiante s’il y a rupture du contrat.
- Apporter un soutien complémentaire à la formation des apprentis et pré apprentis et, si nécessaire, des stagiaires inscrits dans certaines mesures préparatoires à l’entrée en apprentissage.

Quatre types de mesures peuvent être proposées aux jeunes, dans le cadre de ce dispositif :

- L’aide à l’orientation, par la mise en place des stages de découverte de l’apprentissage et des métiers (SDAM).
- L’accompagnement dans la recherche d’une entreprise grâce aux passerelles vers l’apprentissage

 (courtes et longues) et aux formations intégrées.
- Le soutien à la qualification avec le cycle aménagé d’apprentissage, sur demande motivée du CFA.
- La possibilité d’heures de formation complémentaires, grâce aux modules de formation individualisée en Ateliers de Pédagogie Personnalisée (APP) ou en plate-forme linguistique.

Par ailleurs, les SDAM TRE, nouveautés introduites en 2006, sont des actions légères d’aide à la recherche d’une entreprise. Ces actions peuvent compléter les SDAM découverte ou être proposées aux jeunes ayant un projet cohérent et pour lesquels un "coup de pouce" dans leurs démarches s’avère nécessaire.

Les aides à l’employeur

Aides de l’Etat
• Exonération de cotisations sociales.
• Crédit d’impôt de 1 600€ par an et par apprenti, porté à 2 200€ par an et par apprenti handicapé.

Aides de la région
applicables aux entreprises ayant conclu un contrat d’apprentissage à partir du 1er juillet 2006
• Prime de base de 1 200 € par an pour toutes les entreprises + majorations selon statut de l’apprenti ou de l’entreprise, cumulables entre elles :
• Pour les entreprises de moins de 250 salariés : 300 € par an.
• Pour un apprenti de 18 ans ou plus visant une formation de niveau V : 500 € par an.
• Pour un apprenti de 20 ans ou plus visant une formation de niveau IV : 500 € par an.
• Pour un apprenti de 22 ans ou plus visant une formation de niveau III : 500 € par an.
• Pour une apprentie visant un métier traditionnellement masculin : 500 € par an.
• Pour un apprenti reconnu handicapé au sens de la loi de février 2005 : 600 € par an.
• Pour favoriser la mobilité transnationale et les stages à l’étranger : 40 € par jour dans une limite de 1 200 € sur le cycle de formation.

Aides de l’Agefiph (bénéficiaires de la loi de février 2005)
• Subvention forfaitaire de 3 050 € par année d’apprentissage.
• Si nécessaire l’entreprise peut bénéficier de l’aide à l’accessibilité des situations de travail et de la formation des tuteurs.
• En cas d’embauche en CDI ou en CDD d’au moins 12 mois à l’issue du contrat d’apprentissage, l’employeur peut bénéficier de la prime à l’insertion d’un montant de 1 600 €.

A savoir : Les apprentis ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’effectif de l’entreprise.
En revanche, dans le cadre de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, les apprentis handicapés entrent dans le calcul des effectifs de personnes handicapées employées. Les apprentis peuvent bénéficier également d’une prime.

Moins de 18 ans 18 ans à moins de 21 ans 21 ans et plus
1ère année 25% 41% 53%
2ème année 37% 49% 61%
3ème année 53% 65% 78%

PDF (136 ko)

La formation peut s’exercer dans le cadre d’actions de formation spécifiques, y compris de stages prévoyant une "mise en situation en entreprise" (formations conventionnées par les Assedic, stages organisés par l’ANPE dans le cadre du PAP, stages financés par la Région…), à travers des contrats de travail particuliers (contrats de professionnalisation, d’apprentissage, mais aussi contrats d’avenir, par exemple) ou en cours d’emploi (CIF, DIF) …
En savoir plus sur les formations liées au contrat de travail dans la rubrique Infos emploi

Par handipol - Publié dans : handipole - Communauté : Echo Yvelines emploi
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 12:38

Septembre 2008

Le comité local du FIPHFP en Ile-de-France

Le FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique) a été créé le 1er janvier 2006 pour permettre aux employeurs publics de bénéficier de nouvelles aides afin de financer les différentes actions engagées pour insérer ou maintenir dans l’emploi les travailleurs handicapés. Pendant de l’Agefiph pour le secteur public, le FIPHFP est constitué d’un comité national qui définit les orientations d’utilisation des crédits disponibles. Pour favoriser une gestion locale de proximité, les engagements financiers et actions à mener sont pour partie confiés à 26 comités régionaux [1].

Entretien avec Claude Payrard, délégué interrégional handicap pour l’Ile-de-France

En janvier 2007, les délégués interrégionaux handicap (DIH) de l’établissement public [2] ainsi créé ont pris leurs fonctions afin de promouvoir les actions du FIPHFP auprès des employeurs publics de leur zone de compétence. Comment fonctionne le comité local dont ils ont la charge ? Quels sont les conseils à donner à un employeur public qui désire bénéficier d’une convention pluriannuelle ? Pour en savoir plus, nous avons rencontré Claude Payrard, délégué interrégional handicap pour l’Ile-de-France.
Le FIPHFP a une représentation tripartite (employeurs publics, organisations syndicales, associations de personnes handicapées). Au total, 17 membres titulaires nommés par arrêté conjoint des ministres chargés de la fonction publique de l’État, territoriale, hospitalière et du budget. Les comités locaux sont institués, dans la même configuration, dans chaque Région. Ils sont composés de 17 membres, nommés par arrêté du préfet de Région pour une durée de trois ans, renouvelable une fois (excepté les représentants des employeurs de la fonction publique territoriale, nommés pour une durée de 6 ans, renouvelable une fois). Leur rôle est d’examiner, selon les règles définies par le comité national, les demandes d’aides des employeurs publics. C’est au cours de ces comités locaux que sont également décidées les différentes actions à mettre en place au niveau régional, qu’il s’agisse d’actions de communication (manifestations avec les trois fonctions publiques, contribution aux journées partenariales de la Semaine du handicap…) ou de débattre et valider les projets de conventions avec les employeurs publics, puis de les suivre (voir ci-après).

LE COMITÉ LOCAL D’ILE-DE-FRANCE

 

Le comité local francilien a été installé le 30 novembre 2007. Une première réunion qui a permis à tous les membres d’être officiellement nommés, d’arrêter les modalités concrètes de fonctionnement (règlement intérieur) et, surtout, de partager les objectifs du FIPHFP et ses différents modes de financement, et de définir le rôle du secrétaire du comité local (délégué interrégional handicap-DIH). Cette première séance a été l’occasion de délibérer sur la première convention passée avec une collectivité territoriale francilienne : la Ville de Paris, qui compte 46 000 agents. « L’objectif d’une convention est d’atteindre les 6% de personnes handicapées. Aujourd’hui, au niveau national, on est environ à 3,4%. C’est un peu plus que dans le privé, mais ce n’est pas encore assez. La convention permet d’aller plus loin, même s’il faut admettre que, pour une petite collectivité d’une centaine d’agents, c’est plus difficile », explique Claude Payrard.

DEUX PRINCIPES DE FINANCEMENT

 

Les employeurs publics peuvent bénéficier de deux types d’aides. Les aides dites « simples », destinées aux agents qui ont besoin d’un équipement de poste de travail spécifique en fonction de leur handicap, par exemple. Ces demandes de financement, qui recouvrent une série de mesures prédéfinies, sont instruites en général par la direction des ressources humaines. Contrairement à l’Agefiph, le FIPHFP n’intervient pas directement en faveur de l’agent handicapé. Il le fait à travers la demande de son employeur. Pour ce type d’aides, le circuit administratif est simplifié. Les demandes sont essentiellement saisies en ligne (www.fiphfp.fr, « vos demandes de financement »). « Elles sont réceptionnées par notre plate-forme qui se trouve à Arcueil. Un de nos collègues donne une réponse quasi instantanée à l’employeur, en fonction du catalogue des aides. À partir des devis présentés, la plate-forme indique le montant qui sera remboursé. Parfois, on rembourse sur la base d’un forfait (pour un fauteuil ergonomique, par exemple). Dans le cas d’une prothèse auditive – le cas que l’on rencontre le plus souvent – l’agent doit produire trois devis qu’il transmet par l’intermédiaire de son employeur. En fonction de ce que rembourseront la MDPH au titre de la prestation de compensation du handicap (obligatoire) et du fonds de compensation du handicap (facultatif), mais encore la Sécurité sociale et la mutuelle, il y aura un reste à charge qui sera remboursé par le FIPHFP. »
Ce processus n’implique pas le DIH ni même le comité local. Là où il entre en ligne de compte, c’est, en revanche, pour les conventionnements passés avec les employeurs. Dans le cadre d’une politique volontariste de maintien dans l’emploi et de recrutement des personnes handicapées, le FIPHFP peut en effet passer des conventions avec l’employeur public et couvrir ainsi des dépenses de manière plus globale.
L’intérêt pour l’employeur ? Mettre en place un projet global permettant d’améliorer le taux d’emploi des personnes handicapées pour atteindre le taux de 6% dans la double dimension (recrutement et maintien dans l’emploi) ; mobiliser l’ensemble des ressources et des acteurs autour d’un projet d’entreprise ; inscrire les actions dans le temps et assurer leur pérennité ; sortir de la logique un agent/une adaptation de poste, réfléchir à la cohérence et à la complémentarité des actions entreprises ; concevoir son projet en intégrant tous les paramètres et actions par rapport à son activité, sa politique de l’emploi. « Un employeur qui ne fera que mobiliser ponctuellement des aides aura moins d’opportunités pour mettre en place une véritable politique volontariste du handicap. A contrario, pour mettre en place une convention et que celle-ci soit profitable, il faut impérativement que l’employeur – les élus pour les collectivités– et leur personnel d’encadrement soient convaincus du bienfondé d’une politique globale. »


Deux possibilités pour mettre en forme une convention

Pour réfléchir à un projet de convention, pour le mettre en forme et pour l’accompagner, deux possibilités existent.

1 Soit un travail en interne Le service des ressources humaines doit être constitué d’une équipe suffisamment étoffée et organisée avec des chargés de mission handicap capables de prendre en charge le projet. Une convention réalisée en interne demande en général un minimum de six mois de temps. Au sein de l’équipe, il faut vraiment quelqu’un – reconnu, respecté – qui impulse sa force et sa volonté. Le FIPHFP peut prendre en charge un certain nombre d’heures d’étude pour le diagnostic préalable à la réalisation de la convention.

2 Soit avoir recours à un cabinet L’employeur fait un appel d’offres pour rechercher un prestataire capable de l’accompagner. En fonction du nombre d’agents qui travaillent dans l’établissement qui va passer la convention, le FIPHFP remboursera un montant proportionnel afin de payer le cabinet sélectionné. Le comité local intervient dans ce processus en amont. Lorsque le principe d’une convention est arrêté par un employeur public, Claude Payrard organise une réunion de travail pour préciser les orientations du FIPFFP, et apporter son aide sur le plan méthodologique (brain storming, modalités d’élaboration des actions…). « Une convention s’établit sur deux axes, le maintien dans l’emploi et le recrutement. Chacune des actions déclinées axe par axe va être décrite, mise en contexte, sous forme de fiches. Dans les actions les plus fréquentes, on compte la sensibilisation. Très peu de personnes se font reconnaître handicapées, et c’est le principal problème que l’on rencontre aujourd’hui. Les fiches permettent également d’établir le calendrier prévisionnel de la mise en place de l’action, et le calendrier prévisionnel budgétaire. Une convention c’est trois ans. Alors, nous insistons beaucoup sur la pérennisation des actions. »
Pour l’instruction de la demande de conventionnement par le comité local, Claude Payrard demande à ce que l’employeur lui-même porte et soutienne son dossier. « Pour moi, c’est plus respectueux par rapport aux membres du comité local de faire venir l’employeur, parce qu’il est capable de répondre aux questions du comité. Les débats et élibérations ont lieu ensuite sans l’employeur. Nous n’avons émis aucun refus à ce jour, tous les dossiers ayant été préalablement étudiés et réfléchis. »

A SAVOIR
S’informer et bénéficier des financements
La plate-forme de demandes d’aides en ligne est accessible :
sur le site internet www.fiphfp.fr
par téléphone au 01 58 50 99 33
Un guide pratique et didactique, Le Guide de l’employeur public, à destination des responsables chargés de la gestion de personnel, est accessible sur www.fiphfp.fr
A SAVOIR
Le point sur les conventionnements en Ile-de-France
En 2007, la convention – signée – avec la Ville de Paris.
En 2008, la convention – signée – avec la mairie de Pantin.
En cours :
Les mairies de Rueil, Meaux, Versailles, Champigny, Nanterre. La préfecture de police de Paris, l’APHP (50 000 agents).
Les centres de gestion (qui gèrent la partie administrative des collectivités locales), Grande et Petite Couronne d’Ile-de-France, La Poste, le conseil régional IdF, le Louvre, le Centre Pompidou…

[1] Tous sont dorénavant créés en métropole, et en cours de création outre-mer

[2] Administré par la Caisse des dépôts et consignations.

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En savoir +

Aller plus loin

Le FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique) a été créé le 1er janvier 2006 pour permettre aux employeurs publics de bénéficier de nouvelles aides afin de financer les différentes actions engagées pour insérer ou maintenir dans l’emploi les travailleurs handicapés. Pendant de l’Agefiph pour le secteur public, le FIPHFP est constitué d’un comité national qui définit les orientations d’utilisation des crédits disponibles. Pour favoriser une gestion locale de proximité, les engagements financiers et actions à mener sont pour partie confiés à 26 comités régionaux [1].

Entretien avec Claude Payrard, délégué interrégional handicap pour l’Ile-de-France

En janvier 2007, les délégués interrégionaux handicap (DIH) de l’établissement public [2] ainsi créé ont pris leurs fonctions afin de promouvoir les actions du FIPHFP auprès des employeurs publics de leur zone de compétence. Comment fonctionne le comité local dont ils ont la charge ? Quels sont les conseils à donner à un employeur public qui désire bénéficier d’une convention pluriannuelle ? Pour en savoir plus, nous avons rencontré Claude Payrard, délégué interrégional handicap pour l’Ile-de-France.
Le FIPHFP a une représentation tripartite (employeurs publics, organisations syndicales, associations de personnes handicapées). Au total, 17 membres titulaires nommés par arrêté conjoint des ministres chargés de la fonction publique de l’État, territoriale, hospitalière et du budget. Les comités locaux sont institués, dans la même configuration, dans chaque Région. Ils sont composés de 17 membres, nommés par arrêté du préfet de Région pour une durée de trois ans, renouvelable une fois (excepté les représentants des employeurs de la fonction publique territoriale, nommés pour une durée de 6 ans, renouvelable une fois). Leur rôle est d’examiner, selon les règles définies par le comité national, les demandes d’aides des employeurs publics. C’est au cours de ces comités locaux que sont également décidées les différentes actions à mettre en place au niveau régional, qu’il s’agisse d’actions de communication (manifestations avec les trois fonctions publiques, contribution aux journées partenariales de la Semaine du handicap…) ou de débattre et valider les projets de conventions avec les employeurs publics, puis de les suivre (voir ci-après).

LE COMITÉ LOCAL D’ILE-DE-FRANCE

 

Le comité local francilien a été installé le 30 novembre 2007. Une première réunion qui a permis à tous les membres d’être officiellement nommés, d’arrêter les modalités concrètes de fonctionnement (règlement intérieur) et, surtout, de partager les objectifs du FIPHFP et ses différents modes de financement, et de définir le rôle du secrétaire du comité local (délégué interrégional handicap-DIH). Cette première séance a été l’occasion de délibérer sur la première convention passée avec une collectivité territoriale francilienne : la Ville de Paris, qui compte 46 000 agents. « L’objectif d’une convention est d’atteindre les 6% de personnes handicapées. Aujourd’hui, au niveau national, on est environ à 3,4%. C’est un peu plus que dans le privé, mais ce n’est pas encore assez. La convention permet d’aller plus loin, même s’il faut admettre que, pour une petite collectivité d’une centaine d’agents, c’est plus difficile », explique Claude Payrard.

DEUX PRINCIPES DE FINANCEMENT

 

Les employeurs publics peuvent bénéficier de deux types d’aides. Les aides dites « simples », destinées aux agents qui ont besoin d’un équipement de poste de travail spécifique en fonction de leur handicap, par exemple. Ces demandes de financement, qui recouvrent une série de mesures prédéfinies, sont instruites en général par la direction des ressources humaines. Contrairement à l’Agefiph, le FIPHFP n’intervient pas directement en faveur de l’agent handicapé. Il le fait à travers la demande de son employeur. Pour ce type d’aides, le circuit administratif est simplifié. Les demandes sont essentiellement saisies en ligne (www.fiphfp.fr, « vos demandes de financement »). « Elles sont réceptionnées par notre plate-forme qui se trouve à Arcueil. Un de nos collègues donne une réponse quasi instantanée à l’employeur, en fonction du catalogue des aides. À partir des devis présentés, la plate-forme indique le montant qui sera remboursé. Parfois, on rembourse sur la base d’un forfait (pour un fauteuil ergonomique, par exemple). Dans le cas d’une prothèse auditive – le cas que l’on rencontre le plus souvent – l’agent doit produire trois devis qu’il transmet par l’intermédiaire de son employeur. En fonction de ce que rembourseront la MDPH au titre de la prestation de compensation du handicap (obligatoire) et du fonds de compensation du handicap (facultatif), mais encore la Sécurité sociale et la mutuelle, il y aura un reste à charge qui sera remboursé par le FIPHFP. »
Ce processus n’implique pas le DIH ni même le comité local. Là où il entre en ligne de compte, c’est, en revanche, pour les conventionnements passés avec les employeurs. Dans le cadre d’une politique volontariste de maintien dans l’emploi et de recrutement des personnes handicapées, le FIPHFP peut en effet passer des conventions avec l’employeur public et couvrir ainsi des dépenses de manière plus globale.
L’intérêt pour l’employeur ? Mettre en place un projet global permettant d’améliorer le taux d’emploi des personnes handicapées pour atteindre le taux de 6% dans la double dimension (recrutement et maintien dans l’emploi) ; mobiliser l’ensemble des ressources et des acteurs autour d’un projet d’entreprise ; inscrire les actions dans le temps et assurer leur pérennité ; sortir de la logique un agent/une adaptation de poste, réfléchir à la cohérence et à la complémentarité des actions entreprises ; concevoir son projet en intégrant tous les paramètres et actions par rapport à son activité, sa politique de l’emploi. « Un employeur qui ne fera que mobiliser ponctuellement des aides aura moins d’opportunités pour mettre en place une véritable politique volontariste du handicap. A contrario, pour mettre en place une convention et que celle-ci soit profitable, il faut impérativement que l’employeur – les élus pour les collectivités– et leur personnel d’encadrement soient convaincus du bienfondé d’une politique globale. »


Deux possibilités pour mettre en forme une convention

Pour réfléchir à un projet de convention, pour le mettre en forme et pour l’accompagner, deux possibilités existent.

1 Soit un travail en interne Le service des ressources humaines doit être constitué d’une équipe suffisamment étoffée et organisée avec des chargés de mission handicap capables de prendre en charge le projet. Une convention réalisée en interne demande en général un minimum de six mois de temps. Au sein de l’équipe, il faut vraiment quelqu’un – reconnu, respecté – qui impulse sa force et sa volonté. Le FIPHFP peut prendre en charge un certain nombre d’heures d’étude pour le diagnostic préalable à la réalisation de la convention.

2 Soit avoir recours à un cabinet L’employeur fait un appel d’offres pour rechercher un prestataire capable de l’accompagner. En fonction du nombre d’agents qui travaillent dans l’établissement qui va passer la convention, le FIPHFP remboursera un montant proportionnel afin de payer le cabinet sélectionné. Le comité local intervient dans ce processus en amont. Lorsque le principe d’une convention est arrêté par un employeur public, Claude Payrard organise une réunion de travail pour préciser les orientations du FIPFFP, et apporter son aide sur le plan méthodologique (brain storming, modalités d’élaboration des actions…). « Une convention s’établit sur deux axes, le maintien dans l’emploi et le recrutement. Chacune des actions déclinées axe par axe va être décrite, mise en contexte, sous forme de fiches. Dans les actions les plus fréquentes, on compte la sensibilisation. Très peu de personnes se font reconnaître handicapées, et c’est le principal problème que l’on rencontre aujourd’hui. Les fiches permettent également d’établir le calendrier prévisionnel de la mise en place de l’action, et le calendrier prévisionnel budgétaire. Une convention c’est trois ans. Alors, nous insistons beaucoup sur la pérennisation des actions. »
Pour l’instruction de la demande de conventionnement par le comité local, Claude Payrard demande à ce que l’employeur lui-même porte et soutienne son dossier. « Pour moi, c’est plus respectueux par rapport aux membres du comité local de faire venir l’employeur, parce qu’il est capable de répondre aux questions du comité. Les débats et élibérations ont lieu ensuite sans l’employeur. Nous n’avons émis aucun refus à ce jour, tous les dossiers ayant été préalablement étudiés et réfléchis. »

A SAVOIR
S’informer et bénéficier des financements
La plate-forme de demandes d’aides en ligne est accessible :
sur le site internet www.fiphfp.fr
par téléphone au 01 58 50 99 33
Un guide pratique et didactique, Le Guide de l’employeur public, à destination des responsables chargés de la gestion de personnel, est accessible sur www.fiphfp.fr
A SAVOIR
Le point sur les conventionnements en Ile-de-France
En 2007, la convention – signée – avec la Ville de Paris.
En 2008, la convention – signée – avec la mairie de Pantin.
En cours :
Les mairies de Rueil, Meaux, Versailles, Champigny, Nanterre. La préfecture de police de Paris, l’APHP (50 000 agents).
Les centres de gestion (qui gèrent la partie administrative des collectivités locales), Grande et Petite Couronne d’Ile-de-France, La Poste, le conseil régional IdF, le Louvre, le Centre Pompidou…
© Handipole - Politiques d’emploi en faveur des personnes handicapées
Par handipol - Publié dans : handipole - Communauté : Echo Yvelines emploi
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 12:34
Forums Emploi organisés en Ile de France
Par mairie de paris - Publié dans : Forum emploi - Communauté : Echo Yvelines emploi
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 22:10

Forum emploi handicap

Jeudi 20 novembre 2008 de 10h à 17h

Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

L’ADAPT, l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, la Communauté

d’Agglomération de Saint Quentin en Yvelines, l’Académie de Versailles, l’ANPE

des Yvelines et Sodexo organisent le jeudi 20 novembre 2008, un forum emploi

handicap.

Près de

 

30 entreprises et collectivités publiques de tous les secteurs

d’activité

 

 

seront présentes pour venir à la rencontre des personnes handicapées

en recherche de stages ou d’emploi, qui présenteront leur cv et bénéficieront

d’un entretien.

Un

 

 

espace de services, regroupant de nombreux partenaires de l’insertion,

sera également à la disposition des candidats qui souhaiteront avoir de

l’information et des conseils pour perfectionner leur recherche d’emploi. Par

ailleurs, une borne sera mise à disposition pour

 

réaliser un CV vidéo, grâce au

partenariat avec Job in Live.

Nous vous invitons donc à participer à cette manifestation, qui se déroulera le

jeudi 20 novembre 2008 de 10 h à 17 h à l’adresse suivante :

Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

47, bd Vauban

78280 GUYANCOURT

En attendant d’avoir le plaisir de vous accueillir, nous vous prions de croire,

Madame, Mademoiselle, Monsieur, à nos cordiales salutations.

Les membres du Comité de pilotage

Par anpe - Publié dans : Forum emploi - Communauté : Echo Yvelines emploi
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